fr-Chapitre 9 – Histoires et Personnages du Peuple d’Israël

I. Rétrospective sur la première et la deuxième période de révélation
L'histoire de la chute
1. La tradition historique concernant les premiers êtres humains qui peuplaient la Terre s'est transmise de génération en génération jusqu'à ce qu'elle soit consignée par écrit dans le livre des « Temps anciens ». C'est une parabole vivante de ces premiers êtres humains qui vivaient sur Terre. Leur sincérité et leur innocence leur permettaient de ressentir la tendresse de Mère Nature. Il existait une relation amicale entre tous les êtres et une fraternité sans limite parmi toutes les créatures. (105, 42)
2. Dans une parabole divine, J'ai inspiré les premiers hommes afin qu'ils acquièrent une première connaissance de leur destinée, mais le sens de Mes révélations a été mal interprété.
3. Lorsqu'on vous a parlé de l'arbre de vie dont l'homme a mangé, celui de la connaissance du bien et du mal, c'était seulement pour vous faire comprendre que l'homme — dès lors qu'il possédait suffisamment de connaissance pour distinguer le bien du mal et qu'il devenait ainsi responsable de ses actes — commençait dès lors à récolter les fruits de ses œuvres. (150, 42)
4. Vous savez que Dieu a dit aux hommes : « Croissez et multipliez-vous, et remplissez la terre ». Telle était la loi initiale qui vous a été donnée, ô peuple. Plus tard, le Père a non seulement exhorté les hommes à se multiplier et à faire croître la race humaine, mais aussi à rendre leurs sentiments toujours plus généreux et à permettre à leur âme de s'épanouir et de se développer sans entrave. Mais si la première loi avait pour but la propagation de la race humaine, comment pouvez-vous supposer que ce même Père vous punirait pour avoir obéi à un commandement de Sa part et l'avoir accompli ? Est-il possible, ô peuple, qu'une telle contradiction existe en votre Dieu ?
5. Voyez quelle interprétation matérielle les hommes ont donnée à une parabole qui ne vous parlait que de l'éveil de l'âme chez l'homme. Approfondissez donc mon enseignement et ne dites plus que vous payez la dette que les premiers habitants de la Terre ont contractée par leur désobéissance envers leur Père. Ayez une conception plus élevée de la justice divine. (150, 45-46)
6. Le temps est venu où vous pouvez comprendre mes paroles : « Croissez et multipliez-vous », à savoir que cela doit également se faire spirituellement et que vous devez remplir l'univers de vos bonnes œuvres et de vos pensées lumineuses. J'accueille tous ceux qui veulent s'approcher de Moi — tous ceux qui aspirent à la perfection. (150, 48-49)
Libre arbitre et péché originel
7. Vous Me dites que c'est à cause de votre libre arbitre que vous avez commis des fautes et des erreurs. Je vous réponds alors que grâce à ce don, vous pouvez vous élever infiniment bien au-delà du point d'où vous êtes partis au début de votre évolution.
8. Outre le libre arbitre, J'ai donné à chaque âme ma lumière dans son esprit, afin que personne ne s'égare ; mais ceux qui n'ont pas voulu entendre ma voix, ou qui, dans leur désir de lumière spirituelle, n'ont pas voulu se tourner vers leur for intérieur, se sont vite laissés séduire par les innombrables beautés de la vie humaine, ont perdu le soutien de ma Loi pour leur âme et ont dû trébucher et tomber.
9. Une seule faute a entraîné de nombreuses conséquences douloureuses, et ce parce que l'imperfection n'est pas en accord avec l'amour divin.
10. Ceux qui, soumis et repentants, revinrent aussitôt vers le Père et Lui demandèrent avec douceur de les purifier et de les absoudre des fautes qu'ils venaient de commettre, le Seigneur les accueillit avec un amour et une miséricorde infinis, réconforta leur esprit, les envoya réparer leurs fautes et les confirma dans leur mission.
11. Ne croyez pas que tous soient revenus avec douceur et repentir après leur première désobéissance. Non, beaucoup sont venus pleins d'orgueil et de rancœur. D'autres, remplis de honte et conscients de leur faute, ont voulu justifier leurs fautes devant Moi, et loin de se purifier par le repentir et l'amendement — qui sont des preuves d'humilité —, ils ont décidé de se forger une vie à leur manière, en dehors des lois que prescrit mon amour.
12. Sur ce, ma justice s'est mise en œuvre — non pas pour les punir, mais pour les améliorer — non pas pour les détruire, mais pour les préserver éternellement, en leur offrant une occasion complète de se perfectionner.
13. Combien de ces premiers pécheurs ne parviennent toujours pas à se libérer de leurs taches ; car, d'une chute à l'autre, ils sont tombés toujours plus profondément dans l'abîme, dont seule la pratique de ma loi pourra les sauver. (20, 40-46)
Le Déluge
14. Aux premiers temps de l'humanité, l'innocence et la simplicité régnaient parmi les hommes ; mais à mesure qu'ils se multipliaient, leurs péchés se multipliaient aussi et se développaient de plus en plus vite — non pas leurs vertus, mais leurs transgressions de ma loi — en raison de leur évolution et de leur libre arbitre .
15. Alors, Je préparai Noé, à qui Je Me révélai d'esprit à esprit, car c'est ce dialogue que J'ai établi avec les hommes depuis le commencement de l'humanité.
16. Je dis à Noé : « Je purifierai l'âme des hommes de tous leurs péchés ; à cette fin, J'enverrai un grand déluge. Construis une arche et fais-y entrer tes enfants, leurs femmes, les enfants de tes enfants et un couple de chaque espèce animale. »
17. Noé obéit à mon commandement, et la catastrophe survint, accomplissant ma parole. La mauvaise semence fut arrachée avec ses racines, et la bonne semence fut conservée dans mes greniers, à partir de laquelle Je créai une nouvelle humanité, qui portait en elle la lumière de ma justice et savait accomplir ma loi et vivre dans le respect des bonnes mœurs.
18. Pensez-vous donc que ces hommes, qui ont connu une mort si douloureuse, ont péri physiquement et spirituellement ? En vérité, Je vous le dis : non, mes enfants. Leurs âmes ont été préservées par Moi et se sont réveillées devant le Juge, leur propre conscience, et ont été préparées pour revenir sur le chemin de la vie, afin d'y accomplir leur progrès spirituel. (302, 14-16)
Le sacrifice d'Abraham
19. Il ne sera pas toujours nécessaire que vous vidiez le calice de la souffrance jusqu'à la dernière goutte. Car il Me suffit de voir votre foi, votre obéissance, votre résolution et votre intention d'accomplir Ma mission pour que Je vous épargne le moment le plus difficile de votre épreuve.
20. Souvenez-vous qu'on a exigé d'Abraham la vie de son fils Isaac, qu'il aimait tendrement et que le patriarche, surmontant sa douleur et l'amour qu'il portait à son fils, était sur le point de sacrifier dans une épreuve d'obéissance, de foi, d'amour et d'humilité que vous ne pouvez pas encore comprendre. Mais il ne lui fut pas permis de mener à bien le sacrifice de son fils, car au fond de son cœur, il avait déjà prouvé son obéissance à la volonté divine, et cela suffisait. Quelle joie intérieure pour Abraham lorsque sa main fut retenue par une puissance supérieure qui l'empêcha de sacrifier Isaac ! Comme il bénit le nom de son Seigneur et admira sa sagesse ! (308, 11)
21. En Abraham et en son fils Isaac, Je vous ai donné une parabole de ce que signifierait la mort sacrificielle du Rédempteur, lorsque J'ai mis à l'épreuve l'amour qu'Abraham Me portait en lui demandant de sacrifier son fils, son bien-aimé Isaac.
22. En y réfléchissant bien, vous reconnaîtrez dans cet acte une similitude avec ce que signifia plus tard le sacrifice du « Fils unique »
* de Dieu pour le salut du monde. * Cette expression biblique signifie : le Fils de Dieu né dans le monde (ou incarné).
23. Abraham était ici l'incarnation de Dieu, et Isaac l'image de Jésus. À ce moment-là, le patriarche pensait que le Seigneur lui demandait la vie de son fils afin que le sang de l'innocent lave les péchés du peuple, et bien qu'il aimât profondément celui qui était chair de sa chair, l'obéissance à Dieu ainsi que la miséricorde et l'amour pour son peuple pesaient plus lourd pour lui que la vie de son fils bien-aimé.
24. Abraham, dans son obéissance, était sur le point de porter le coup mortel à son fils. Au moment où, submergé par la douleur, il levait le bras pour l'offrir en sacrifice, ma puissance le retint et lui ordonna d'offrir un agneau à la place de son fils, afin que ce symbole demeure comme témoignage d'amour et d'obéissance. (119, 18-19)
La vision de Jacob de l'échelle céleste
25. Savez-vous quelle est la signification de cette échelle que Jacob a vue en rêve ? Cette échelle symbolise la vie et l'évolution des âmes.
26. Le corps de Jacob dormait au moment de la révélation, mais son âme était éveillée. Elle s'était élevée vers le Père par la prière, et lorsque son âme parvint dans les régions de la lumière, elle reçut un message céleste destiné à être conservé comme un testament de révélations et de vérités spirituelles pour son peuple, qui est l'humanité tout entière ; car « Israël » n'est pas un nom terrestre, mais un nom spirituel.
27. Jacob vit que cette échelle se dressait sur la terre et que son sommet touchait le ciel. Cela indique le chemin de l'élévation spirituelle, qui commence sur terre avec le corps physique et qui s'achève lorsque l'âme unit sa lumière et son essence à celles de son Père, loin de toute influence matérielle.
28. Le patriarche vit que des anges montaient et descendaient sur cette échelle. Cela symbolisait les naissances et les morts incessantes, les allées et venues constantes des âmes dans leur désir de lumière ou encore avec pour mission d'expier et de se purifier, afin de s'élever un peu plus haut lors de leur retour au monde spirituel. C'est le chemin du développement spirituel qui mène à la perfection.
29. C'est pourquoi Jacob vit au sommet de l'échelle la figure symbolique de Jéhovah, qui indiquait que Dieu est le but de votre perfectionnement, de votre aspiration et la récompense suprême d'une félicité infinie — en gage de vos luttes difficiles, de vos longues souffrances et de votre persévérance pour parvenir au sein du Père.
30. L'âme a toujours trouvé dans les coups du sort et les épreuves une occasion d'acquérir des mérites pour s'élever. Ainsi, chaque épreuve symbolisait toujours l'échelle de Jacob, qui vous invitait à gravir un échelon supplémentaire.
31. Ce fut une grande révélation, ô disciples, car elle vous parlait de la vie spirituelle à une époque où l'éveil de l'âme à la vénération du Divin, du Haut, du Pur, du Bon et du Vrai venait à peine de commencer.
32. Ce message ne pouvait être destiné à une seule famille, ni même à un seul peuple ; son essence était spirituelle et avait donc une signification universelle. C'est précisément pour cela que la voix du Père s'adressa à Jacob : « Je suis Jéhovah, le Dieu d'Abraham et le Dieu d'Isaac. Je te donnerai, à toi et à ta descendance, le pays où tu te trouves, et cette descendance sera nombreuse comme la poussière de la terre. Vous vous étendrez vers l'ouest et vers l'est, vers le nord et vers le sud, et toutes les familles de la terre seront bénies en toi et en ta descendance. » (315, 45-50)
Joseph et ses frères
33. Joseph, fils de Jacob, avait été vendu par ses propres frères à des marchands qui se rendaient en Égypte. Joseph était encore jeune, mais il avait déjà donné des preuves d'un grand don de prophétie. La jalousie s'empara de ses frères, qui se débarrassèrent de lui en pensant ne plus jamais le revoir. Mais le Seigneur, qui veillait sur son serviteur, le protégea et le fit grandir auprès du pharaon d'Égypte.
34. De nombreuses années plus tard, alors que le monde était frappé par la sécheresse et la famine, l'Égypte, guidée par les conseils et les inspirations de Joseph, avait constitué des réserves suffisantes pour faire face à cette épreuve.
35. C'est alors que les fils de Jacob vinrent en Égypte à la recherche de vivres. Grande fut leur consternation lorsqu'ils se rendirent compte que leur frère Joseph était devenu ministre et conseiller du pharaon. En le voyant, ils tombèrent à genoux à ses pieds, pleins de remords pour leur faute, et ils reconnurent que les prophéties de leur frère s'étaient accomplies. Celui qu'ils croyaient mort se tenait là, devant eux, plein de puissance, de vertu et de sagesse. Le prophète qu'ils avaient vendu leur prouva la vérité de la prophétie que le Seigneur avait déjà mise sur ses lèvres alors qu'il était encore enfant. Le frère qu'ils avaient maltraité et vendu leur pardonna. Comprenez-vous, peuple ? Vous savez maintenant pourquoi Je vous ai dit en ce jour : « Quand Me reconnaîtrez-vous, comme Joseph fut reconnu par ses frères ? » (90, 2)
La traversée du désert par le peuple d'Israël sous la conduite de Moïse
36. Au « temps premier », Moïse se tenait à la tête d'Israël pour le conduire pendant quarante ans à travers le désert vers le pays de Canaan. Mais par désobéissance, incrédulité et matérialisme, les uns blasphémèrent, les autres se détournèrent, et d'autres encore se révoltèrent. Mais Moïse leur parla dans cette situation avec sagesse et patience, afin qu'ils ne transgressent pas la volonté du Très-Haut, mais qu'ils soient humbles et obéissants envers ce Père qui — sans tenir compte de leur désobéissance — fit tomber la manne du ciel et jaillir l'eau du rocher. (343, 53)
37. Moïse avait fourni suffisamment de preuves que le vrai Dieu était avec lui ; mais le peuple voulait encore plus de témoignages, et lorsque le messager eut conduit les foules au pied du mont Sinaï, il invoqua la puissance de Jéhovah, et le Seigneur l'honora et lui accorda de grandes preuves et des miracles.
38. Le peuple voulait entendre et voir Celui que Moïse entendait et voyait par sa foi, et ainsi Je Me suis révélé au peuple dans la nuée et lui ai fait entendre Ma voix pendant des heures. Mais elle était si puissante que les hommes croyaient mourir de peur ; leurs corps tremblaient et leurs âmes frissonnaient devant cette voix de la justice. Alors le peuple supplia Moïse de prier Jéhovah de ne plus parler à son peuple, car ils ne pouvaient plus L'écouter. Il reconnut qu'il était encore bien trop immature pour pouvoir entrer en contact direct avec l'Éternel. (29, 32, 34)
39. Fortifiez votre âme dans les grandes batailles de la vie, comme ce peuple d'Israël s'est fortifié dans le désert. Savez-vous combien est vaste ce désert qui semble ne pas avoir de fin, avec un soleil impitoyable et un sable brûlant ? Savez-vous ce que sont la solitude et le silence, et la nécessité de veiller la nuit parce que les ennemis guettent ? En vérité, Je vous le dis, c'est là, dans le désert, que ce peuple a saisi la grandeur qui consistait à croire en Dieu, et qu'il a appris à L'aimer. Que pouvait bien attendre ce peuple du désert ? Et pourtant, il avait tout : du pain, de l'eau, un foyer où se reposer, une oasis et un sanctuaire pour élever son âme dans la gratitude envers son Père et Créateur. (107, 28)
Le combat d'Élie pour le vrai Dieu
40. Au « temps premier », Élie vint sur terre, s'approcha du cœur des hommes et les trouva tombés dans le paganisme et l'idolâtrie. Le monde était gouverné par des rois et des prêtres, et tous deux s'étaient détournés de l'accomplissement des lois divines et conduisaient leurs peuples sur les chemins de l'égarement et du mensonge. Ils avaient érigé des autels à divers dieux et les adoraient.
41. Élie se présenta à cette époque et leur dit avec des paroles pleines de justice : « Ouvrez les yeux et reconnaissez que vous avez profané la loi du Seigneur. Vous avez oublié l'exemple de ses messagers et vous vous êtes adonnés à des cultes indignes du Dieu vivant et puissant. Il est nécessaire que vous vous réveilliez, que vous vous tourniez vers Lui et que vous Le reconnaissiez. Abandonnez votre idolâtrie et détournez vos yeux de toute image par laquelle vous L'avez représenté. »
42. Élie entendit ma voix qui lui disait : « Éloigne-toi de ce peuple mauvais. Dis-lui qu'il ne pleuvra plus pendant longtemps, jusqu'à ce que tu l'ordonnes en mon nom. »
43. Et Élie dit : « Il ne pleuvra plus jusqu'à ce que mon Seigneur en indique l'heure et que ma voix l'ordonne », et en disant cela, il s'éloigna.
44. À partir de ce jour-là, la terre fut sèche ; les saisons propices à la pluie passèrent sans qu'elle ne vienne. Dans le ciel, on ne voyait aucun signe de pluie ; les champs souffraient de la sécheresse ; le bétail dépérissait peu à peu ; les hommes creusaient la terre à la recherche d'eau pour étancher leur soif, sans en trouver ; les rivières s'asséchèrent, l'herbe se flétrit, succombant aux rayons d'un soleil brûlant, et les hommes invoquèrent leurs dieux, les suppliant de leur rendre cet élément afin de semer et de récolter les graines qui les nourriraient.
45. Élie s'était retiré sur ordre divin, priant et attendant la volonté de son Seigneur. Les hommes et les femmes commencèrent à quitter leur patrie à la recherche de nouvelles terres où ils ne manqueraient pas d'eau. Partout on voyait des caravanes, et en tous lieux la terre était desséchée.
46. Les années passèrent, et un jour, alors qu'Élie élevait son esprit vers le Père, il entendit sa voix qui lui disait : « Va trouver le roi, et quand Je te donnerai le signe, la pluie retombera sur ce pays. »
47. Élie, humble et plein d'obéissance, se rendit auprès du roi de ce peuple et manifesta sa puissance devant les adorateurs du faux dieu. Puis il parla du Père et de sa puissance, et les signes apparurent : on vit dans le ciel des éclairs, du tonnerre et du feu ; aussitôt, la pluie vivifiante se mit à tomber à torrents. Les champs se revêtirent à nouveau de verdure, les arbres furent chargés de fruits, et la prospérité régna.
48. Face à cette preuve, le peuple s'éveilla et se souvint de son Père, qui l'avait appelé et exhorté par l'intermédiaire d'Élie. Nombreux et très grands furent, à cette époque, les miracles d'Élie destinés à réveiller l'humanité. (53, 34-40)
Les douze tribus d'Israël
49. Ne croyez pas qu'il n'y ait eu de prophètes, de précurseurs et d'esprits de lumière qu'au sein du peuple d'Israël. J'en ai également envoyé certains parmi d'autres peuples ; mais les hommes les ont pris pour des dieux et non pour des messagers, et ils ont créé autour de leurs enseignements des religions et des cultes.
50. Le peuple d'Israël n'a pas compris la mission qui lui incombait vis-à-vis des autres peuples, et il s'est endormi sur un lit de bénédictions et de confort.
51. Le Père avait formé une famille parfaite, dans laquelle une tribu avait pour mission de défendre le peuple et de maintenir la paix ; une autre cultivait la terre, tandis qu'une autre encore était composée de pêcheurs et de marins. Une autre était chargée du culte spirituel de Dieu, et ainsi, chacune des douze tribus qui composaient le peuple remplissait une tâche différente, offrant ensemble un exemple d'harmonie. Mais en vérité, Je vous le dis, vous possédez toujours les capacités spirituelles que vous aviez en ces temps anciens. (135, 15-16)
Les prophètes et les premiers rois d'Israël
52. Les prophètes parlaient avec une grande sincérité ; ils venaient presque toujours sur terre en des temps de confusion et d'égarement. Ils mettaient les peuples en garde et les appelaient à la repentance et à la conversion, annonçant de grands châtiments de la justice s'ils ne se tournaient pas vers le bien. À d'autres occasions, ils prédisaient des bénédictions pour ceux qui respecteraient et obéiraient à la Loi divine.
53. Mais ce que ces prophètes ont dit était un exhortation à la pratique du bien, de la justice et du respect mutuel. Ils n'ont pas révélé la vie de l'âme, sa destinée et son évolution. Pas même Moïse, que J'ai choisi pour en faire mon représentant et par l'intermédiaire duquel J'ai remis la Loi pour tous les temps, ne vous a parlé de la vie spirituelle.
54. La Loi du Père contient sagesse et justice. Elle enseigne aux hommes à vivre en paix, à s'aimer et à se respecter les uns les autres, et à se montrer dignes à Mes yeux en tant qu'êtres humains. Mais Moïse n'a pas montré à l'humanité ce qu'il y a au-delà du seuil de la mort physique, ni quelle est la nature de la réparation pour les âmes désobéissantes, ni la récompense pour ceux qui sont sages et assidus dans leur mission de vie.
55. Plus tard, David régna, comblé de dons spirituels et d'inspirations, et dans ses moments d'élévation, dans ses extases, il entendait des hymnes et des chants spirituels, à partir desquels il composa les Psaumes. Par eux, il devait inviter le peuple d'Israël à prier et à offrir à son Seigneur le meilleur sacrifice de son cœur. Mais David, malgré tout son amour et son inspiration, ne put révéler au peuple d' , l'existence merveilleuse des âmes, leur évolution et leur but.
56. Et Salomon, qui lui succéda au trône et fit également preuve des grands dons de sagesse et de puissance qui lui avaient été accordés, pour lesquels il était aimé et admiré, et dont on se souvient encore aujourd'hui de ses conseils, de ses jugements et de ses proverbes — si son peuple s'était tourné vers lui et lui avait demandé : « Seigneur, quelle est la nature de la vie spirituelle ? Qu'y a-t-il au-delà de la mort ? Qu'est-ce que l'âme ? » — Salomon, dans toute sa sagesse, n'aurait pas pu y répondre. (339, 12-15)

